LES EQUIPEMENTS RESEAU :
Les Tranceivers.
Les Repeaters.
Les Bridges
Les Routeurs.
Les Hubs.
les passerelles
1. Les Tranceivers.
Les Tranceivers sont des équipements de transformation de signal physique d'une nature en un autre signal d'une autre nature: de BNC-10Base2 à FOIRL (Fiber Optical Inter Repeater Link), ou de AUI (Access Unit Interface) à 10BaseT par exemple.
Ces équipements, qui ne possèdent pas d'adresse physique, ne régénèrent pas le signal et ne peuvent donc pas augmenter la distance maximum de transmission (qui dépend du type de média, comme nous l'avons vu).
2. Les Repeaters.
Les Repeaters (répéteur) sont à comparer à des amplificateurs qui régénèrent le signal et qui permettent ainsi d'étendre la distance maximum de transmission.
Il peuvent être munis de différents types de tranceivers et posséder une adresse physique par port.
Le réseau reste unique, c'est-à-dire que le trafic entre les noeuds A et B se retrouve également sur la partie droite du repeater et inversement; les collisions sont propagées.
Ce type d'équipement ne nécessite aucune configuration logicielle.
.3. Les Bridges. (pont )
Les Bridges (pont) font partie des équipements d'interconnexion et possèdent au minimum 2 ports munis de Tranceiver ou de connecteur AUI ayant une adresse physique chacun.
Ce type d'équipement, logiciel et matériel, assure une segmentation physique et logique du réseau. Seul les paquets destinés à un équipement situé de l'autre côté du Bridge le traverse.
Cela signifie que le trafic local entre les noeuds A et B ne traverse pas le Bridge et n'encombre ainsi pas le segment de droite. Le trafic est filtré, les collisions ne sont pas propagées.
Les Bridges effectuent leur tri (le paquet doit-il passer ou non) sur les adresses physiques des paquets.
La configuration logicielle de ce type d'équipement est en général automatique; les possibilités de filtrage sont assez restreintes et ne permettent pas une grande précision.
.4. Les Routeurs.
Un Router (routeur, appelé aussi abusivement Gateway) est également un équipement d'interconnexion muni de 2 ports au minimum et ayant une adresse physique et logique pour chacun d'eux.
Ces ports peuvent être connectés sur un modem: on parle alors de Remote Router (routeur distant); dans ce cas, un autre Router muni d'un modem doit se trouver à l'autre extrémité de la liaison téléphonique.
La configuration logicielle des ces équipements est complexe et permet la création de filtres très fins, au niveau des couches de protocoles de communications (au niveau de IP, TCP etc.).
Certains équipements combinent les fonctionnalités de Bridge et de Router: les BRouters.
Dans l'exemple précédent, il est possible de décider que la station A peut communiquer en mode TCP/IP avec les noeuds C et D, tandis que le noeud B ne peut communiquer qu'avec A et qu'en mode IPX/Netx.
L'autre grande fonction des Routers est l'aiguillage (routage) des paquets à travers le réseau: les paquets passent d'un Router à l'autre en fonction d'un chemin (route) calculé d'entente entre les Routeurs du réseau (et ceci à l'échelle mondiale d'Internet), d'après une série de protocoles de routage.
Les paquets de l'exemple ci-dessous transitent du noeud A au noeud B en passant par un chemin qui peut varier d'une fois à l'autre (en fonction de la charge, des Routers hors-service etc.).
5. Les Hubs.
Les Hubs (concentrateurs) permettent la connexion de plusieurs noeuds sur un même point d'accès sur le réseau, en se partageant la bande-passante totale.
La structure physique qui s'en dégage est une étoile, mais la topologie logique reste un bus (pour Ethernet).
Les Hubs sont munis, sauf sur les équipements de bas de gamme, d'un port Repeater (optique ou AUI) permettant la connexion sur le reste du réseau ou sur le backbone.
Il est en général possible d'y installer plusieurs types de modules (bridges ou autres).
C’est ce qu’il y a de plus simple. Ca se présente comme une petite boîte allongée (genre multiprise en ligne) avec pleins de prises « RJ45 » (mais si, vous voyez bien, c’est les petites prises qu'il y a sur les cartes réseaux) côte à côte. Il y a quand même une prise de courant, mais c’est à peu près tout. Chaque ordinateur est connecté à une des prises.
Les hubs sont souvent utilisés quand il s’agit de relier quelques ordinateurs ensemble pour un petit réseau local. Le principe est simple, dès que quelque chose arrive sur une des prises, il est automatiquement répéter sur toutes les autres prises. C’est pour cela qu’en français, on appelle ça un répéteur...
Ainsi, dès qu’un ordinateur dit quelque chose, tout le monde l’entend et l’ordinateur concerné traite l’information... C’est pour cette raison que ce système ne peut être utilisé que lorsqu’il n’y a que peu d’ordinateurs, car s’il y a 100 ordinateurs qui parlent en même temps et que tout le monde entend tout ce que tout le monde dit, ça devient vite le b... comme le montre le schéma suivant :
Donc, pour pouvoir connecter plus d’ordinateurs, on a inventé les switchs...
Les switchs ou commutateurs
Les switchs sont un peu plus intelligents. C’est déjà un peu plus gros qu’un hub parce qu’on commence à mettre des choses dedans...
Il y a toujours ce principe de prises où sont connectés les différents ordinateurs (mais on peut aussi mettre d’autres switchs, ou des hubs, ou ce que l’on veut...). La différence avec le hub, c’est que le switch sait quels sont les ordinateurs qui sont autour de lui. Ainsi, si il reçoit une trame pour l’ordinateur X, il ne l’envoie qu’à l’ordinateur X et pas aux autres. Il commute (il branche) l’entrée des données vers la sortie où est l’ordinateur concerné. C’est pour cela qu’on appelle ça un commutateur en français...
A noter malgré tout que les switchs font beaucoup de progrès ces temps-ci, ils sont maintenant presque aussi doués que les routeurs (que l’on va voir juste après). Leur fonction première reste quand même celle décrite ci-dessus.
Complément :
Les routeurs
C’est ce que l’on fait de mieux pour acheminer les données. Le routeur est quasiment un ordinateur à part entière. Il est capable de décoder les trames jusqu’à retrouver l’adresse IP et de diriger l’information dans la bonne direction. On peut aussi définir dans les trames le chemin où doit passer la trame, le routeur peut comprendre tout cela... Le fait de définir ou de diriger une trame s’appelle « router » une trame. C’est pour cela qu’on les appelle des routeurs.
Ainsi, vous pouvez donner des informations de routage aux informations que vous envoyez et les faire passer par Hong-Kong puis San Francisco si ça vous amuse*** !
Résumé
Les hubs ne regardent pas ce qu’il y a dans les trames, ils se contentent de répéter l’information. Comme il n’y a aucune analyse du contenu de l’information, on dit qu’ils travaillent au niveau 1 (physique) du modèle OSI.
Les switchs sont capables d’analyser un peu l’information contenue dans la trame, de repérer l’adresse MAC de la destination et d’envoyer la trame vers le bon ordinateur. On dit que les switchs travaillent au niveau 2 du modèle OSI.
Pour les routeurs, retenez simplement qu’ils sont assez puissants et qu’ils travaillent jusqu’au niveau 3 du modèle OSI. Ils sont capable d’analyser le contenu des trames.
On appelle ces machines des éléments réseaux. On distingue les éléments actifs (les switchs et les routeurs puisqu’ils analysent le contenu des trames) et les éléments passifs (hubs : pas d’analyse).
6.Les passerelles applicatives
Les passerelles applicatives (en anglais "gateways") sont des sysèmes matériels et logiciels permettant de faire la liaison entre deux réseaux, servant notamment à faire l'interface entre des protocoles différents.
Lorsqu'un utilisateur distant contacte un tel dispositif, celui-ci examine sa requête, et si jamais celles-ci correspondent aux règles que l'administrateur réseau a défini la passerelle crée un pont entre les deux réseaux. Les informations ne sont donc pas directement transmises, mais plutôt traduite pour assurer la communication des deux protocoles.
Ce système permet, outre l'interface entre deux réseaux hétérogènes, une sécurité supplémentaire car chaque information est passée à la loupe (pouvant causer un ralentissement) et parfois ajoutée dans un journal qui retrace l'historique des évènements. L'inconvénient majeur de ce système est qu'une telle application doit être créée pour chaque service (FTP, HTTP, Telnet ...)